En RDC, les journalistes devenus députés ne sont pas exclus de la profession (UNPC)

« La loi électorale ne demande pas aux médecins, avocats et aux journalistes d’abandonner leurs métiers par ce qu’ils ont été élus députés », relève, sur TOP CONGO FM, le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC).

Pour Bocar Kasonga Tshilunde, cette catégorie de professionnels « peuvent renoncer à leurs métiers par un acte volontaire ou un acquis de conscience. Si vous estimez que vous devez accorder plus de temps à votre fonction de député ».

Le Président de l’UNPC relève même que « la loi électorale (article 77) donne les métiers incompatibles avec la fonction de député et ne parle pas du métier de journaliste, ce dernier étant un métier libéral »

Mauvais mélange des genres.

Le métier de journaliste ressemble à celui de politique sans être pareil. 

Il y a le même intérêt pour l’actualité, de pouvoir l’expliquer, avec l’avantage pour l’ancien journaliste, de mieux  connaître mieux les besoins matériels des médias, selon Hélène Fontanaud, journaliste politique pendant 29 ans (ex-Reuters, Europe 1) avant de passer à la politique.

Ces bascules d’un monde à l’autre peuvent toutefois soulever des critiques, notamment de collusions entre politiques et médias.

« Il est bien évident que le jour où le journaliste passe du côté du pouvoir politique, il devient suspect »souligne Alexis Lévrier, spécialiste français de l’histoire du journalisme et des médias. 

Pour lui, de tels va-et-vient ne sont pas souhaitables.

« A partir du moment où l’on prend le parti d’un homme politique, on perd toute légitimité en tant que journaliste. Cela devrait être un aller sans retour ».

En RDC, les députés (Kinshasa) Leon Nembalemba et Eliezer Ntambwe (photo) continuent d’exercer le métier de journaliste malgré leurs élections.

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