Polémique autour de la nécessité d’un informateur

La polémique enfle alors que le FCC se prévaut d’avoir remporté la majorité absolue à l’assemblée nationale, devrait-on dès lors, pour former le futur gouvernement, passer la désignation d’un informateur?

Ce que prévoit la loi?

Selon l’Article 78 de la Constitution, « Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition.

La mission d’information est de 30 jours renouvelable une seule fois”.

Dans le cas présent, il n’est donc pas nécessaire que le président Félix Tshisekedi nomme un informateur, « ce  n’est que lorsqu’il n’y a pas de majorité que (le Chef de l’État) » en nomme un, rappelle Me Aimé Kilolo, un des porte-paroles du FCC.

Sur TOP CONGO FM, Aimé Kilolo précise que « le FCC détient environ 350 députés, plus ou moins 3/4 des députés. La Majorité est déjà donc constituée ».

Même si, « rien n’empêche que, dans un effort de cohésion nationale, le Chef de l’Etat envisage l’idée d’une majorité parlementaire »,  élargi à CACH par exemple. 

Mais que « le Premier ministre doit être nommé nécessaire au sein du FCC ».

« Il faut confirmer la majorité » (CACH)

« L’informateur a pour rôle de confirmer les déclarations et les supputations pour donner une configuration exacte de la Majorité au sein de laquelle on fera appel pour désigner un Premier ministre », estime, au contraire, Maitre Jean-Joseph Mukendi, cadre du Cap pour le changement, la plateforme ayant soutenu la candidature de Félix Tshisekedi.

A ceux qui craignent un débauchage, Me Jean-Joseph Mukendi rassure que « ce sont des pratiques déloyales que nous avons toujours dénoncées et que nous ne pouvons pas encourager ».