ven. Nov 16th, 2018

Le bébé bloqué à l’hôpital du campus depuis sa naissance rentre enfin chez lui

Née le 22 juin, Merovine vient d’être libérée des cliniques universitaires où elle était retenue depuis sa naissance parce que ses parents n’arrivaient pas à payer les frais médicaux.

« Mon mari est mort avant la naissance de mon bébé », a dit à TOP CONGO FM, la maman (photo) du très beau bébé, aujourd’hui en très bonne santé.

« Je l’ai mis au monde par césarienne. Née avant terme, ma fille a été placée en couveuse. Vu que moi-même j’ai été très malade, je suis restée hospitalisée plus de deux semaines avant de sortir. Je n’ai ensuite pas été en mesure de payer l’hôpital ».

Des situations récurrentes.

Le professeur René Ngiyulu, chef de service pédiatrie aux cliniques universitaires, qui salue l’acte de générosité de l’association LA MAIN SUR LE CŒUR, explique que « l’enfant a eu les meilleurs soins prodigués, nous n’allions pas le garder définitivement mais nous attendions que la famille fasse un geste ».

Financées par les frais payés par les malades, les cliniques universitaires « souffrent de ce genre de situations qui nous empêchent de fonctionner correctement ».

Une initiative de LA MAIN SUR LE CŒUR.

« Nous avons rénové une partie du pavillon pédiatrie de ces cliniques, la situation de ce bébé nous perturbait beaucoup », dit à TOP CONGO FM, Dany Kanyeba, présidente de cette association qui a pour vocation de venir au secours des enfants orphelins du SIDA.

« Je voudrais remercier votre radio d’avoir relayé cet appel qui permet la sortie de ce bébé de l’hôpital ».

En effet, quand TOP CONGO FM a entendu l’appel de cette association, elle a lancé aussitôt un appel à la solidarité.

Le ministre d’état au budget, Pierre Kangudia, s’est alors engagé à régler la note et « de prendre langue avec son collègue de la santé pour faciliter l’évacuation de certains cas sociaux dramatiques ».

A quand la libéralisation des assurances?

Le médecin directeur des cliniques universitaires a salué ce geste de solidarité.

Pour le professeur Jean-Robert Makulo Risasi cependant, « cette situation récurrente, au-delà de la prise en charge de l’état, ne pourra réellement être résolue qu’avec, notamment, l’intervention de mutuelles de santé ».

Le secteur des assurances, libéralisé depuis plusieurs mois, n’autorise pas encore aux grandes compagnies internationales d’assurance d’œuvrer en RDC.

L’ARCA qui a pourtant annoncé la liste des premières compagnies agrées, n’en a encore désigné aucune.