mar. Déc 11th, 2018

L’opposition ira aux élections du 23 décembre, sous conditions

« L’opposition dit oui aux élections, selon l’accord de la CENCO », a annoncé le modérateur du meeting de l’opposition.

Selon Jean-Bertrand Ewanga, « ces élections devront être libres, transparentes, inclusives et apaisées ».

 
 
Les conditions et obligations de l’opposition
Selon lui, les élections qui sont la conséquence des multiples luttes, depuis le 4 janvier 1959 « n’ont aucun préalable » (dialogue, nouveau glissement) mais ont des conditions, « pas de machine à voter. La CENI est appelée à se plier aux préalables de l’opposition et à l’accord de la Saint Sylvestre ».

Durant son intervention par téléphone (interrompue), Jean-Pierre Bemba Bemba a notamment invité les candidats à une réunion dès le début de la semaine prochaine, « pour mettre en place un programme commun et enfin choisir le candidat au plus vite ».

 
Pour le leader du MLC, « nous devons mettre fin au régime de désolation installé en #RDC depuis 17 ans ».
Martin Fayulu est allé dans le même sens, ajoutant le retrait des listes des « électeurs fictifs évalués à plus de 10 millions. Nous cherchons une alternative credible (au pouvoir de Kabila), elle est dans l’opposition ».
 

Adolphe Muzito soutient lui que la CENI est en train de préparer une « fraude massive », notamment à l’aide de la machine à voter.

Pour cela, Vital Kamerhe estime qu’il y a « 5 principes qui vont aider l’opposition à arriver à la victoire, la flexibilité, la sincérité, la générosité, un candidat commun qui devra accepter de travailler avec tout le monde et la capacité d’assumer des charges d’état ».
 
 
Les responsabilités de l’opposition 
 
« L’opposition doit assumer les responsabilités lui laissées par feu Tshisekedi pour réussir l’alternance. Le processus électoral est truffé de beaucoup d’embûches, mais l’opposition doit y aller avec méthode. Ne pas céder aux manoeuvres du régime qui, d’une part refuse l’appui de la communauté internationale, mais est incapable de faire le minimum pour le peuple congolais », estime Freddy Matungulu.

Pour qui, « le FCC monte des manoeuvres pour court-circuiter ce processus, mais nous ne pouvons pas nous laisser faire. Nous sommes membres de la communauté internationale, nous allons y rester parce que nous ne voulons pas que ce régime tue et pille sans témoin ».