ven. Nov 16th, 2018

La loi autorise même le vote électronique en RDC (CENI)

« Le vote s’effectue soit au moyen d’un bulletin papier, soit par voie électronique », stipule l’article 47 de la loi électorale publiée dans le Journal Officiel le 30 décembre 2017, rappelle le Raporteur de la CÉNI.

Invité du Magazine Le Débat sur TOP CONGO FM, Jean-Pierre Kalamba précise que plusieurs autres articles de la loi électorale parlent aussi du vote électronique.

Qui concède que « dans notre pays, nous ne pouvons pas faire le vote électronique parce que les bureaux de vote doivent être interconnectés. Nous n’en avons pas la possibilité ».

Machine antivol, « kanga moyibi »

À ceux qui qualifient la machine à voter de machine à voler, Jean-Pierre Kalamba les exhortent « de l’appeler plutôt machine kanga moyibi (antivol) ».

Et rappelle que « la machine à voter est le résultat d’une recherche, débutée depuis 2013 par Abbé Apollinaire Malu-Malu, pour résoudre un problème ».

Elle permettra notamment « à chaque électeur de rentrer à la maison avec son procès-verbal ».

La machine à voter donnera également la possibilité d’avoir « des résultats dans quelques 3 jours après les élections au lieu d’attendre 3 ou 4 mois comme c’était le cas avant ».

« La CENI était prête à enrôler la diaspora »

« Il y avait 220 machines pour l’enrôlement des Congolais de la diaspora », se souvient Jean-Pierre Kalamba.

« La loi nous demande d’enrôler les congolais qui se trouvent dans les rayons accessibles de l’ambassade. Nous avons la cartographie et tout le reste ».

Le problème est venu du ministre des Congolais de l’étranger, Emmanuel Ilunga qui a dit que « c’était injuste d’enrôler seulement les congolais qui se trouvent dans les rayons accessibles des ambassades ».

Pour le ministre, « il fallait enrôler les 16 millions » des Congolais de l’étranger.

Selon Jean-Pierre Kalamba, « nous n’en avons pas la possibilité. Le monde a 180 pays. nous n’avons que 68 ambassades ».

Sans empreinte, aucun problème  

Après l’audit du fichier électoral, 16% d’électeurs étaient sans empreintes digitales.

« Rien d’alarmant cependant », selon la CENI, parce que la loi dit que « pour les personnes qui ne disposent pas d’empreintes digitales pour cause d’handicap et pour celles dont les empreintes sont illisibles, la saisie d’autres renseignements personnels seront effectué après autorisation préalable du président du Centre d’inscription ».

« Le directeur informatique voulait se reposer » 

Le directeur informatique de la CENI, « Jonathan Seke Mavinga est venu me voir à mon bureau il y a une semaine pour me dire merci après avoir travaillé sous ma supervision. Il m’a dit, j’ai travaillé beaucoup aux élections de Burkina Faso, je suis fatigué. Je vais me reposer. C’est ce qu’il m’a dit »

Jean-Pierre Kalamba, pour qui il ne fait pas polémiquer autour de cette démission, refuse « d’entrer dans des spéculations », aussi sur le fait que l’UDPS exige son départ de la CÉNI.

« Au nom du respect du droit de réserve ».