mer. Nov 14th, 2018

Pourquoi pas un scrutin à 2 tours aux présidentielles? (UNC)

« Nous devons mener le combat pour le retour du deuxième tour de l’élection présidentielle. Un grand pays comme le nôtre ne peut pas voter le président de la République à un seul tour. À supposer qu’il obtienne seulement 20 %  ou moins et qu’il soit le premier sur la liste, il ne sera pas fédérateur ni représentatif » estime Jean-Baudouin Mayo.

« Tout est ouvert » (MP)

A la majorité présidentielle, on ne rejette pas cette possibilité.

Willy Bakonga, secrétaire permanent adjoint du PPRD précise que « si les résultats imposent qu’on parte au deuxième tour, ce n’est pas un problème » du moment que « les gens s’expriment ».

Car, selon lui, « l’essentiel, c’est le choix du peuple. Que ça soit à un tour ou deux, il faut respecter la volonté du peuple. Si il faut qu’on révise la loi électorale pour obtenir le deuxième tour, ce n’est pas la fin du monde ».

Modifier la constitution

Pour changer le mode de scrutin, la constitution de la RDC doit être modifiée.

Dans son article 71, modifié le 20 janvier 2011, il est stipulé que « le président de la république est élu à la majorité simple des suffrages exprimés ».

Précédemment, il était « élu à la majorité absolue… si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour du scrutin », un second tour pouvait être convoqué dans les quinze jours.

« Seuls peuvent se présenter au second tour, les deux candidats qui ont recueilli le plus grand nombre de sièges exprimés au premier tour ».

De la difficulté du candidat unique

« Le scrutin à deux tours faciliterait la tâche des membres de l’opposition »,  de l’aveu même de ses leaders.

L’opposition qui appelle à l’alternance à la tête de l’état, « aura le plus grand mal à voir un des ses candidats à arriver entête  du tour unique ».

Le secrétaire général de l’UNC, parti politique de Vital Kamerhe souligne « qu’il est plutôt normal qu’il y ait des prétentions sur base desquelles l’opposition devrait retenir son candidat unique » qui aura « la chance de fédérer tout le monde derrière lui ».

Preuve qu’avec ses nombreux candidats et qu’après les nombreux appels à l’unité, notamment ceux récemment du tandem Tshisekedi-Katumbi et de Noël Tshiani, les tergiversations de l’opposition peuvent lui coûter une victoire.