ven. Nov 16th, 2018

Bruno Tshibala, « désacralisation de hautes et nobles fonctions »

Le 7 mai 2018, le Premier ministre « inflige la sanction de mise en garde » à deux membres du gouvernement. Bruno Tshibala reproche au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Gaston Musemena, d’avoir « fait des déclarations publiques dans la presse pour exprimer (son) opposition à la décision du Premier ministre, chef du gouvernement et affirmé que les écoles techniques et professionnelles sont sous (son) autorité ».

Le ministre des Affaires foncières, Lumeya Dhu Malegi, est, quant à lui, blâmé pour avoir pris « des arrêtés et décisions illégaux qui portent gravement atteinte (aux) droits légitimes des personnes physiques et morales garantis par la Constitution et les lois de la République ».

Les termes clôturant ces deux correspondances sont identiques: « en cas de récidive, je ne verrais dans l’obligation d’envisager des sanctions plus sévères contre vous ».

Ces deux correspondances sont en circulation libre, dans la rue et sur les réseaux sociaux.

Désacralisation de hautes et nobles fonctions 

Vice-Premier ministre honoraire, le professeur Émile Bongeli monte au créneau et regrette que « les affaires d’État soient réduites à être gérées au niveau de la rue, à travers les réseaux sociaux ».

Selon Émile Bongeli, « divulguer dans les réseaux sociaux une lettre de mise en garde d’un collaborateur de haut niveau ministériel est signe de faiblesse ».

Dans ce contexte, 3 initiatives parlementaires attendent d’être alignées à l’Assemblée nationale.

Les députés Germain Kambinga, Juvenal Munobo et Crispin Mbindule veulent « voir clair » sur la gestion de son gouvernement.