lun. Oct 22nd, 2018

3 messes dans 3 « Notre-Dame » pour le Sphynx.

Premier anniversaire en rangs dispersés pour les disciples, anciens alliés et/ou collaborateurs d’Etienne Tshisekedi.

Le vieil opposant décédé à Bruxelles à 84 ans, « doit se retourner » dans la tombe qu’il n’a toujours pas, regrette Joseph Kapika, aujourd’hui ministre d’état pour qui « ces divisions marquent l’arrêt de mort de l’UDPS ».

L’anniversaire aux 3 messes

Pour commémorer cet anniversaire de décès, 3 messes de requiem ont été dites dans 3 paroisses Notre-Dame à Kinshasa.

Monseigneur Gérard Mulumba, le frère, a officié sa messe à la cathédrale Notre-Dame du Congo où se trouvaient Vital Kamerhe, Eve Bazaïba, Félix Tshisekedi et une bonne partie du Rassemblement/Limete (photo).

« Aujourd’hui 12 mois après son décès, son corps traîne toujours dans une morgue de Bruxelles contrairement à ce que la Parole de Dieu nous a prêché », a déploré l’officiant du jour.

Qui a rappelé qu’Étienne Tshisekedi a mené un « combat pacifique et non violent durant plus de 30 ans pour combattre toutes les formes de dictature sans jamais prendre les armes ».

Mubake angoissé 

Ancien conseiller politique d’Étienne Tshisekedi, Valentin Mubake était à la paroisse Notre-Dame d’Afrique à Lemba.

Angoissé « parce que cela fait un an que monsieur Tshisekedi est décédé » et que « son corps n’est pas toujours mis en terre », l’ancien politique du leader de l’UDPS rappelle que « tout le monde sait que quand le corps n’est pas encore enterré, l’esprit ne sait pas encore reposé ».

Tshibala pour l’unité 

Bruno Tshibala et les cadres qui lui sont fidèles se sont retrouvés à la paroisse Notre-Dame de Fatima.

« Étienne Tshisekedi était un homme de grande intelligence. Cette grande intelligence a été mise au service de la communauté, de sa patrie, de la nation », s’est souvenu l’actuel Premier ministre.

Etienne Tshisekedi « était d’un courage, d’une hardiesse, d’une intrépidité et d’une ténacité que l’on se demandait si c’était un homme ordinaire ».

Pour Bruno Tshibala, lorsqu’Étienne Tshisekedi « était convaincu de la justice de sa cause, il était prêt à sacrifier même ce qu’un être humain a de plus cher: sa vie ».

Le seul défi qui reste, selon le premier ministre est « celui de l’unité du Rassemblement ».

Pour y arriver, il s’est engagé à se « rendre à pied ou à vélo pour chercher tout enfant de l’UDPS pour le ramener à la maison ».

Les regrets post-mortem d’Etienne Tshisekedi. 

« De l’endroit où il se repose, il doit être en train de pleurer », regrette Joseph Kapika qui dénonce la division de l’UDPS entretenue aujourd’hui par ceux-là même qui auraient du alimenter la flamme.

« C’était une occasion en or (ce premier anniversaire) de taire nos divergences, personne ne peut s’approprier Etienne Tshisekedi, patrimoine national », qui estime que si tout avait été bien organisé,« tous les congolais et même les représentations diplomatiques auraient pu ensemble lui rendre hommage ».

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