dim. Oct 21st, 2018

« Il faut obtenir le plus tôt possible la tenue de bonnes élections » (Sessanga)

« Joseph Kabila est dans sa fonction comme un président de fait, sans avoir le mandat du peuple congolais ni la légitimité démocratique qui entoure l’exercice de la fonction», estime Dely Sesanga, invité de TOP CONGO (FACE À FACE).

« Le Rassemblement, dans son ensemble, continue à se battre pour que les elections puissent avoir lieu dans les conditions idoines, c’est-à-dire conformes à l’accord que nous avons signé l’année dernière », selon le député de Luiza (Kasai Central) pour qui « aujourd’hui, ce serait faire fausse route que de se focaliser sur une transition sans Kabila ».

Malgré le fait que le calendrier électoral ait été publié et promulgué, Dely Sessanga dit rester convaincu qu’il « n’offre pas, dans son exécution et dans ses modalités, toutes les garanties nécessaires qui puissent nous conforter dans les sentiments que le 23 décembre de cette année nous allons véritablement vers les élections ».

Le coordinateur de l’Alternance pour la République (AR) estime, en ce qui concerne la CÉNI que « la question n’est pas de changer les hommes… mais de l’auditer et de renforcer ses capacités. Si la CENI ne bénéficie pas du soutien de la Communauté internationale notamment, c’est parce qu’elle reste peu transparente dans sa gestion ».

Moise Katumbi, cas hautement emblématique 

Pour le Rassemblement, avant la tenue des élections, il « faut des gages qui montrent qu’on n’est plus dans le chemin de la répression, qu’il y ait cette ouverture politique effective ».

Parlant des mesures de décrispation, Dely Sessanga précise que « le cas de Moïse Katumbi est hautement emblématique » parce qu’il  est « parmi ceux qui représentent l’opposition à Joseph Kabila ».

Et que son « retour, la libération des prisonniers politiques, ce sera un signal fort pour notre population et pour la classe politique et la Communauté internationale ».

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